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Biographie | Témoignages

Andreï Vieru est né à Bucarest dans une famille de musiciens : son père est le compositeur roumain Anatol Vieru ; sa mère, la musicologue russe Nina Vieru.

Il a fait ses études à Bucarest, au Lycée "Georges Enesco" et au Conservatoire National Supérieur de Musique. Il a étudié le piano avec Ludmila Popisteanu et Dan Grigore. Ainsi sa filiation musicale remonte-t-elle à Florica Musicescu, mais aussi à Schnabel, à Busoni et à Gustav Neuhaus, puisqu'il a suivi les cours de perfectionnement pianistique de Carlo Zecchi et de Lev Naoumov.

Andreï Vieru se sent redevable à Philip Herschkowitz, dont il se dit heureux d'avoir subi l'influence musicale et morale.

Andreï Vieru s'est exilé en France en 1988, où il a fait ses débuts, remarqués par la presse, au Grand Auditorium de Radio France.

Il a joué en France en de nombreux endroits : à Paris bien sûr (Grand Auditorium de Radio France, salle Gaveau, Auditorium du Châtelet, Grande Salle de la Cité de la Musique, etc.), mais aussi à Reims, Strasbourg, Rouen, Vichy, Nantes, Nancy,...

Il s'est fait entendre en Allemagne, en Grande Bretagne, en Belgique, en Italie, en Espagne, en République Tchèque, au Portugal, en Finlande, en Roumanie.

Son premier disque publié en France comprend entre autres des enregistrements publics de L'art de la Fugue et de la Sonate en si mineur de Liszt (INA-Mémoire Vive).

Ce double CD reçoit les plus hautes récompenses de la part du Monde de la Musique, de Répertoire, etc. Radio Europe 1 et Le Monde le choisissent parmi les "disques de l'année".

Vieru a gravé aussi bien des enregistrements en studio, également salués par la presse (Variations Diabelli, Variations Goldberg, le Clavier bien tempéré, les Tableaux d'une Exposition, Sacre du Printemps pour Harmonia Mundi et Alpha).

Les médias français et étrangers évoquent souvent à titre de comparaison ses compatriotes Dinu Lipatti, Radu Lupu et Clara Haskil ou encore Arthur Rubinstein, Sviatoslav Richter, Alfred Cortot, Mieczyslaw Horszowsky, Alfred Brendel...

Le caractère peu conventionnel de ses interprétations lui vaut d'être comparé également à des artistes aussi divers que Wanda Landowska, Glenn Gould, Sergiu Celibidache, Thelonious Monk, Keith Jarrett ou... Jean-Luc Godard.

Il a joué dans de nombreux festivals (tels ceux de Comminges, de Houlgate, Piano en Valois à Angoulême, etc), maintes fois dans celui de La Roque d'Anthéron, dont le directeur artistique, René Martin, s'est exprimé publiquement en ces termes :

"Ce pianiste roumain est l'un des plus formidables interprètes de Bach. C'est vraiment son univers. J'ai la conviction qu'Andreï Vieru est le plus original et le plus intéressant des solistes pour jouer Bach."

Andreï Vieru est probablement le seul pianiste à avoir joué les quatre cycles mythiques de Bach impliquant le clavier, à savoir les Variations Goldberg, l'Art de la Fugue, le Clavier bien tempéré et l'Offrande Musicale. Dans cette dernière œuvre (orchestrée par Anatol Vieru), il assure les parties de piano et de clavecin aux côtés de Janne Thomsen (flûte), d'Elina Vähälä (violon), de Nicholas Daniel (hautbois) et de Garth Knox (alto), (Festival de Kuhmo, 2011).

En matière de musique de chambre, il regarde comme autant d'instants privilégiés les concerts qu'il a donnés aux côtés du quatuor Lindsay, du quatuor Stanislas, de Vladimir Mendelssohn, de Maurice Bourgue, d'Yves Henry, de Pavel Nersessian, de Dan Grigore, etc.

Il a joué dans des récitals de musique contemporaine au Festival Musica à Strasbourg, à l'IRCAM, au Festival de Musique Contemporaine de Valencia, etc.

Il a reçu le prix Nadia et Lili Boulanger décerné par l'Académie des Beaux-Arts.

Écrivain d'expression française, Vieru publie des essais dans la Nouvelle Revue Française, Le Magazine Littéraire, les Cahiers de l'Herne, Idei în dialog, Dilema, Observator Cultural.

En 2007, il publie au Seuil Le gai Ecclésiaste, recueil d'essais et de pamphlets salué par la presse, qui compare la pureté de sa langue à celle d'Émile Cioran.

Durant la période 2005-2011, il s'adonne à la recherche mathématique (Théorie des Systèmes Dynamiques, Théorie des Nombres).

En 2013, il publie chez Grasset Éloge de la vanité. La presse le compare à La Rochefoucauld, Chamfort, Mme du Deffand et Cioran, sans oublier quelques autres Roumains qui ont marqué la littérature du vingtième siècle, tels Benjamin Fondane, Gherasim Luca, Eugène Ionesco ou Paul Celan.

Andreeï Vieru reçoit le prix Casanova 2014 pour son essai Éloge de la vanité. Il succède au palmarès à Andrei Makine. (Ce prix a été créé par Pierre Cardin en 2011 pour récompenser un écrivain européen écrivant directement en français.)

© 1994-2017 Andrei Vieru. Tous droits réservés.

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